Sunday, February 10, 2008

There will be blood




Quand un acteur bouffe la caméra, je suis toujours preneur, même si le film est moyen. Si le film est bon, c'est encore mieux. There will be blood est un film de cette dernière catégorie : le film est bon et Daniel Day-Lewis bouffe la caméra. Mais il n'y a pas que lui : il y a aussi Paul Dano qui, après nous avoir agréablement surpris dans Little Miss Sunshine, confirme dans ce film tout le bien qu'on pensait de lui. Toutes les scènes de Dano avec Lewis sont magiques. (Pour la petite histoire, c'est ce dernier qui l'a recommandé à Paul Thomas Anderson pour There will be blood )

There will be blood est l'un des meilleurs films (parmi ceux que j'ai vus) de l'année...

Je n'en dis pas plus : Geneviève m'a fait peur avec son dernier texte :)


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Sunday, October 28, 2007

Au bonheur des ogres




Je n'avais jamais lu Pennac. Je le regrette.

Il y a d'abord le style dégagé, avec de l'humour et de l'imagination à en revendre. Il y a Malaussène, ce personnage auquel, très vite, on s'identifie. Il y a les autres : Julius, le chien malade; la maman partie en vadrouille; Clara, la boulimique photographe; tante Julia qui-n'est-pas-tante-pour-deux-sous, etc. Et puis, il y a les références littéraires. Jean Potocki et son "Manuscrit trouvé à Saragosse" (qu'un jour j'ai devoré). Carlo Emilio Gadda et son "Affreux pastis de la rue des merles", qui trône dans ma bibliothèque (qu'un jour j'ai commencé, mais j'ai manqué de courage!). Il y a tout ça et c'est déjà beaucoup (Que dire des idées subtilement de gauche de Malaussène ? Rien. Restons dans la retenue...).

Je me suis retrouvé chez moi, confortable dans cet univers délicieusement rafraîchissant et drôle.

"Au bonheur des ogres " est le premier d'une trilogie. Je me suis empressé d'acheter les deux suivants : " La fée carabine " et " La petite marchande de prose ". Sur la première page de l'un des deux, un hommage à un écrivain que j'admire. Ça disait quelque chose comme ça : A John Toole Kennedy, mort de ne pas avoir été lu.

Pennac, si tu veux bien, désormais nous serons frères.


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Wednesday, September 19, 2007

Novelas

Mes deux derniers coups de coeur :

L'art de créer de l'émotion avec peu de mots. Rarement en littérature, j'ai vu autant de retenue, de minimalisme, d'économie de mots créant autant d'émotion. Et quand elle est là, vivante, présente, l'émotion n'est plus celle d'Hervé Joncour, elle est votre et mienne, et on ouvre ses bras et on se laisse envahir. (Merci A.)

(P.S : Vendredi sort le film. Tout ce qu'on lui espère, c'est qu'il ne fera pas dans la putasserie sentimentale ni dans l'étalage de scènes modelées et mille fois vues. )




Daniel est jeune quand on lui présente 'le cimetière des livres'. Il pige un livre et c'est 'L'ombre du vent' de Julian Carax. Qui est Julian ? Quelle est son histoire ? Pourquoi veut-on absolument arracher le livre à Daniel ? Le mystère et le suspens mêlés à l'érudition, à la littérature, à l'amour et à la vie. Ce livre appartient à cette catégorie peu recommandée par les connaisseurs en littérature : il vous laisse en haleine, vous ne dormez plus, vous ne réfléchissez plus. Enfin si : vous réfléchissez à Daniel, à Clara, à Pénélope, à Nuria, à Julian, à Barcelone et à moult autres personnages et faits qui vous captivent dans ce roman. Alors, vous pensez que les connaisseurs peuvent bien connaître et juger, peu vous importe : L'ombre du vent se lit en un seul trait, comme une douce mélodie d'été, comme un doux vent d'automne, comme la légèreté de la vie simple, quand il lui arrive d'être simple.


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